23 septembre 2019
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600 000 postes d’emploi se rapportant à l’agriculture contre 1,508 million de chômeurs (ONS)

 
 

Le ministre de la Formation et de l’Enseignement Professionnels, Mohamed Mebarki, durant sa tournée d’inspection du centre d’excellence et de formation professionnelles dédiés aux métiers de l’agriculture, a affirmé dimanche 8 octobre,  à Sidi Lakhdar (Aïn Defla), que plus de 600 000 postes d’emploi se rapportant à l’agriculture sont encore inoccupés à travers le territoire national faute de postulants. De ce fait, il a appelé les jeunes à opter pour ce créneau d’activité porteur.

Ne citant aucune source de recrutement ou de demande d’emploi, il a avancé ce chiffre inquiétant des 600 000 postes d’emploi se rapportant à l’agriculture, à l’agro-alimentaire, et d’une manière générale à  l’agro-industriel. Ainsi comptabilisés, ces statistiques prises en considération, et au vu du nombre de chômeurs,  1,508 millions, d’après l’ONS (Office National des Statistiques) en août 2017, ces postes vacants représentent plus de la moitié de la population à la recherche d’un travail.  

 L’ONS, au mois d’avril 2017, a réparti les chômeurs comme suit :

  • sans diplôme, 787.000, 52,2% ;
  • diplômés de la formation professionnelle sans travail : 24,1% ;
  • diplômés de l’enseignement supérieur : 23,7%.

Ces chiffres ne concordant pas avec ceux du Ministère de la Formation et de l’Enseignement Professionnelle, on est amené à s’interroger sur leur véracité, leur fiabilité, à partir du moment où ils émanent de deux institutions officielles.

Mr Mebarki, réfute l’idée que l’agriculture est caractérisée par la pénibilité. Il ne s’agit là que d’un prétexte. Il a soutenu que ce motif n’a plus droit de cité de nos jours à la faveur de la mécanisation à grande échelle des activités liées au travail de la terre.

Faux. Mr Mebarki ignore les réalités et les difficultés de gestion, de production, d’investissement, d’achat et de suivis qui minent la profession d’agriculteur. Pour lui, il est absolument nécessaire que les jeunes optent pour des créneaux qui offrent des opportunités d’emploi.  La terre  donne sans compter, à condition d’en prendre soin. Voilà un argument de taille, toutefois, les jeunes sont bien plus conscients de leur situation que ce qu’il avance à partir de son nid douillet du ministère. La réalité du terrain et les difficultés administratives, tous secteurs confondus, sont connus de tout le monde.

Évoquant le centre d’excellence de la formation professionnelle dédiés aux métiers de l’agriculture et de l’industrie agro-alimentaire inauguré à Sidi Lakhdar, Le ministre a notamment fait remarquer que ce genre de structure implantée au niveau de 7 autres wilaya et disposant du plus haut potentiel agricole ont pour mission première d’accompagner les agriculteurs… sans plus de détail. Ainsi les détails et les chiffres réels, wilaya par wilaya, sont rarement publiés bien plus les chiffres des pôles emplois qui devrait éclairer sur la réalité de l’offre et de la demande sont rarement à la porté du citoyen et des journalistes. (mfep.gov.dz)

Mr Mebarki affirme aussi : « Il est clair que les agriculteurs sont avides de conseils, de formation, d’orientation et d’appui ».

Réponse : « Le triomphe de la démagogie est bien passager, mais les ruines sont éternelles ! »

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Source : http://www.aps.dz/algerie/63211

 

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